Action lors de l'AD de l'UDC : Non à la division de notre société !

28.03.2026

Avant le début de l'assemblée des délégués de l'UDC qui s'est tenue aujourd'hui, la Jeunesse socialiste a organisé une action d'affichage devant la salle polyvalente de Maienfeld sous le slogan « facts for a better future » pour s'opposer à l'initiative de l’UDC. Le message de la Jeunesse socialiste est le suivant : il existe des solutions aux problèmes réels du pays, mais l’UDC veut diviser notre société et priver les gens de leurs droits. La jeunesse de parti dénonce fermement cette initiative raciste et appelle la population à faire de même.

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« L’UDC n’a pas de réponse sérieuse aux problèmes actuels, son objectif est tout autre : le parti veut une Suisse ethnique sans place pour les minorités et propage pour cela une propagande raciste », déclare Mirjam Hostetmann, présidente de la Jeunesse socialiste suisse, à propos de l’initiative « 10 millions de Suisses ». Les problèmes évoqués par l’initiative, de la crise climatique, à la biodiversité en passant par les embouteillages et la crise du logement, pourraient être résolus avec une volonté politique suffisante : grâce au développement des transports publics, à la régulation de la spéculation immobilière et à davantage d’investissements dans les infrastructures publiques en général.

Le parti lui-même ne croit pas à une « surpopulation » imminente, comme le montre un coup d’œil au texte de l’initiative. La limite des 10 millions peut en effet être relevée ultérieurement si la croissance démographique provient de personnes possédant un passeport suisse. « L’initiative ne vise pas à réduire le nombre d’habitant·es dans le pays, mais à toujours plus exploiter et opprimer les travailleuse·eurs sans passeport suisse, par le contrôle et la menace sur les permis de séjour», affirme Julien Berthod, vice-président de la Jeunesse socialiste suisse.

Liens avec l’extrême droite

L’initiative écofasciste bénéficie du soutien du projet « facts for future », contre lequel la Jeunesse socialiste suisse a consacré leur campagne d’affichage lors de l’Assemblée. Son fondateur, Iwan Hächler, intervient aujourd’hui en tant qu’orateur invité à l’assemblée des délégués de l’UDC. Issu du milieu Ecopop, Hächler fournit, selon Thomas Matter, les données chiffrées sur lesquelles repose l’initiative. « Facts for future » a parallèlement lancé sa campagne pour la votation de grande envergure, dont les coûts et le financement restent flous.

L’UDC est un parti populiste et raciste ; une partie de l’UDC prône ouvertement la « remigration » et entretient des liens étroits avec la scène d’extrême droite. Ces liens s’étendent jusqu’aux plus hautes sphères. Ainsi, Sarah Regez, responsable stratégique des Jeunes UDC, a assisté à une conférence organisée par la « Junge Tat » et le célèbre extrémiste de droite Martin Sellner. Ni le président des Jeunes UDC, Nils Fiechter, ni le président de l’UDC, Marcel Dettling, ne se sont jusqu’à présent clairement distanciés de ces incidents et d’autres similaires.

Les politiques racistes ne résolvent aucun problème : elles en créent !

Avec son initiative, l’UDC montre clairement ce qui lui tient vraiment à cœur : elle veut diviser la société et priver une partie de la population de ses droits fondamentaux. Ce ne sont pas les travailleuses et travailleurs titulaires d’un passeport suisse qui en profiteront, bien au contraire. « L’acceptation de cette initiative priverait non seulement les migrant·es de leurs droits, mais entraînerait également une baisse des salaires et une détérioration des conditions de travail pour tout le monde », déclare J. Berthod. Finalement, ce sont les ultra-riches qui en sortiront gagnant·es. Alors que leurs profits augmentent, on détourne l’attention des véritables causes des crises : l’extrême inégalité des richesses.

La Jeunesse socialiste suisse s’engage du côté des travailleuses et travailleurs, et non du patronat qui tente de nous diviser par des politiques racistes. « Notre réponse à la propagande raciste de l’UDC : solidarité et cohésion », estime M. Hostetmann.