La campagne de diffamation sans précédent menée par les plus riches porte ses fruits, mais la JS ne se démobilise pas

30.11.2025

L'initiative pour l'avenir est clairement rejetée. Mais la JS ne se démobilise pas, car la lutte pour la démocratie, pour une protection du climat socialement équitable et contre les inégalités croissantes reste centrale. Aujourd'hui, les plus riches restent protégé·es, mais dès demain, elles et ils devront à nouveau défendre leurs privilèges.

Le vote de ce dimanche a surtout montré une chose : les opposant·es à « l’initiative pour l'avenir » voulaient empêcher tout débat de fond. Le lobby économique, qui pèse plusieurs milliards, a mené une campagne qui visait moins l'initiative que la JS. Jamais une initiative n'avait été combattue de manière aussi partiale et déformée en Suisse que « l’’initiative pour l'avenir ». À coups d'affirmations mensongères et d'alarmisme ciblé, le PLR et Economiesuisse ont tenté de bloquer le débat sur la concentration des richesses et la crise climatique. Leur message était clair : quiconque remet en question les privilèges des plus riches doit être intimidé et délégitimé. Mirjam Hostetmann, présidente de la JS : « Des centaines de discussions dans la rue m'ont toutefois prouvé que la population est consciente du problème et veut des solutions ». La JS continuera à se battre pour ces solutions.

Dans le même temps, le comportement du Conseil fédéral a été grave. Malgré le temps suffisant, il a fourni des données incomplètes et a ouvertement annoncé qu'il ne mettrait pas correctement en œuvre l'initiative, même si elle était acceptée. Il s'agit là d'un échec démocratique qui montre à quel point notre gouvernement est étroitement lié aux intérêts économiques.

Indépendamment du résultat, l'initiative a eu un impact politique important. Le débat sur l’impôt sur les successions et le pouvoir des ultra-riches est de retour au centre des discussions politiques – et il y restera. Même les voix bourgeoises ont finalement dû reconnaître que la Suisse a un problème de concentration des richesses. La JS le leur rappellera dès demain.

Le rejet de l'initiative montre clairement que si rien ne change fondamentalement, c'est la population dans son ensemble qui devra supporter les coûts de la crise climatique. La majorité bourgeoise au Parlement n'a présenté aucune solution pendant toute la campagne du NON et continue de refuser de faire porter aux ultra-riches la responsabilité du financement de la transition climatique.

Malgré ce résultat, la JS sort renforcée de cette campagne. Le plus puissant des partis de jeunes a gagné d'innombrables nouvelle·eaux membres et déclenché un débat national qui ne s’essouflera plus. Aujourd'hui plus que jamais, il faut résister à l'influence croissante des ultra-riches, aux campagnes de droite de l'UDC et lutter pour une politique climatique socialement juste. Ce que la JS n'a certainement pas perdu aujourd'hui, c'est le courage et l’envie de continuer à se battre !

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