Non à l'Etat policier bourgeois

04.05.2013

Résolution adoptée lors de l'AD de la JS Suisse du 4 mai 2013

Depuis 2002 déjà, tous les appels téléphoniques et connexion internet de la Suisse sont sauvegardées pendant 6 mois. Le soi-disant stockage d'informations est réglé par la "Loi fédérale sur la surveillance de la correspondance par poste et télécommunication" (LSCPT). Dans certains pays européens, cette surveillance des citoyen-ne-s est fortement controversée et en Allemagne elle a été déclarée inconstitutionnelle.

Et pourtant, le Conseil Fédéral veut élargir la surveillance dans son propre pays, tout en étant incapable de fournir des chiffres qui démontrent la corrélation entre le stockage d'informations et l'élucidation de crimes. En Allemagne, a été publiée une étude qui démontre comment le stockage de ces données n'est pas nécessaire pour la lutte contre les actes criminels.

Le développement de l'appareil de surveillance est justifié par la lutte contre le terrorisme, la pédopornographie et les organisations criminelles. Durant les dernières années, seulement le 2,3%des surveillances étaient effectuées pour des soupçons de terrorisme, 0,4% pour la pédopornographie et le 0,8% pour les organisations criminelles. Une grande partie du 96,5% des surveillances étaient basés sur des soupçons de commerce de stupéfiants.

Par le biais du stockage de renseignements, tout le monde est placé sous suspicions par généralisations abusive. Les réglementations actuelles seront encore plus endurcies. La nouvelle loi permet l'installation de chevaux de Troie fédéraux sur nos ordinateurs et téléphones mobiles et rends obligatoire le stockage de toutes nos communications (courriel électronique, natels, etc.) pendant 12 mois.

Nous ne voulons pas de chevaux de Troie fédéraux sur nos appareils et aucune surveillance de nos téléphones mobiles et de nos courriels.

Les jeunes socialistes de la Suisse exigent:

  • Pas de suspicion d’un groupe par généralisation abusive
  • Pas de surveillance systématique des personnes innocentes.
  • Pas de stockage de données
  • Le respect de notre droit à la protection de la sphère privée
  • Le respect de notre droit au principe d'innocence

Pour cela nous refusons avec force la nouvelle Loi fédérale sur la surveillance de la correspondance par poste et télécommunication et nous soutenons la pétition "stop LSCPT" (www.buepf.ch).

De même, nous nous opposons à la motion " Effectuer un test ADN sur certains requérants d'asile pour lutter contre la criminalité" (12.3909). Cette motion introduit un soupçon général pour "certains" requérants d'asile selon leur âge, origine et genre et demande l'introduction de test d'ADN. La Suisse ne doit pas commencer à détruire les droits fondamentaux auprès des requérant-e-s d'asile. Car, les prochaines étapes seront l'introduction d'un fichage de l'ADN de tou-te-s les fans de football, de tous les jeunes hommes entre 16 et 25 ans et, pour terminer, de la population suisse toute entière. De tels tests sont le début d'un Etat policier.

OUI à nos droits fondamentaux – NON à l'Etat policier!