Rapport annuel adoptée lors de l'assemblée annuelle de la JS Suisse du 14.-15. février 2026 à Berne
Chères lectrices, chers lecteurs,
Chères et chers camarades,
Ce rapport annuel 2025 retrace une année politique intense qui combine engagement sans faille et défis importants pour notre organisation. Nos accomplissements, comme la campagne pour l’initiative pour l’avenir, ont été une fois encore magnifiques. Tout ceci est permis grâce au travail acharné de nos base, de jeunes millitant·es de gauche qui sillonnent les quatre coins du pays pour porter haut et fort les idées et les couleurs de la JS Suisse. Grâce à elles et eux, nous avons été une nouvelle fois la jeunesse de parti la plus active de Suisse.
En 2025, les instances du parti ont beaucoup changé. En effet, nous avons notamment remercié Rosalina Müller, secrétaire centrale, Lucien Schwed, vice-secrétaire central, Mélanie Rufi, vice-présidente de la JS Suisse, Léa Dubochet, vice-présidente de la JS Suisse et Elena Kasper, membre du comité directeur. Clara Bonk et Adrien Pinho, un nouveau binôme, a donc repris le secrétariat central. Le comité directeur a également bien évolué avec les élections de Maurus Müller, Nathalie Ruoss, Léonie Schubiger et Sophie Wang. Cette nouvelle garde a travaillé d’arrache-pied pour mener à bien les différentes campagnes de la JS Suisse.
Le focus a naturellement été mis sur la campagne pour l’initiative pour l’avenir. Grâce à une équipe de campagne emmenée par Robin Eichmann et Silvan Häseli et prête à tout, un travail exceptionnel a été abattu pour toucher un maximum de la population dans tout le pays. Les lobbys économiques et les partis bourgeois ont déployé une contre-campagne d’une rare ampleur avec des moyens financiers près de 10 fois plus élevés que les nôtres. Leur peur nous conforte : nous menons les bons combats, des combats pour le 99% et contre le 1% le plus riche.
D’autres actions et campagnes ont été organisées et menées par la JS Suisse en 2025. Le patriarcat a tué et tue encore à tour de bras avec des féminicides en nombre. La JS Suisse a donc organisée une veillée et des campagnes sur les réseaux sociaux. En mai, nous étions présent·es partout en Suisse pour le 1er mai. En juin, nous avons mis le focus sur le mois des fiertés en créant notamment des flyers. Nous avons également fait un flyer et des autocollants pour la grève féministe. L’Euro féminin s’est déroulé en Suisse et nous avons donc lancé une pétition pour demander des moyens financiers équivalents pour le sport féminin avec comme slogan : kick the patriarchy ! Nous avons aussi placé le mois de juillet sous la lutte antivalidiste avec un mois conscaré à cette thématique. Pendant l’été et l’automne, nous avons aussi lutté contre le renforcement de l’armée et les dérives policières. Nous nous sommes levé·es pour protéger le droit à manifester. Nous avons dénoncé le génocide à Gaza mené par le gouvernement fasciste de Netanyahu. Enfin, nous avons critiqué l’hypocrisie de la politique climatique bourgeoise et de leur COP30 à Belém.
Parallèlement aux multiples combats, nous nous sommes également réuni·es lors de notre assemblée annuelle de février à Berne, mais aussi à Sierre (VS), à Baden (AG) et à Zoug (ZG) lors de plusieurs assemblées des délégué·es. De nombreuses résolutions, propositions et interpellations ont été discutées. Nous avons aussi adopté un papier de position sur l’antivalidisme et un autre sur les inégalités de richesse et le fascisme. Dès 2026, la JS Suisse se dotera également d’une stratégie. Bref, l’année fut faste !
Enfin, c’est cette diversité de combats et de luttes qui font la richesse et la pertinence de la JS Suisse. C’est notre capacité à nous retrouver constamment dans la rue pour dénoncer ou revendiquer qui nous distingue des autres partis politiques. C’est notre force de mobilisation, dans toutes les régions de Suisse, qui nous permet de peser réellement. En 2025, nous l’avons rappelé à de multiples reprises. Et c’est grâce à toutes les personnes engagées au sein de la JS Suisse. Alors pour 2026, nous nous souhaitons la même chose : une JS forte, engagée et présente dans la rue !
Venceremos,
Le comité directeur
Initiative pour l’avenir
Mirjam Hostetmann
L’initiative pour l’avenir a eu un impact majeur sur l’année politique 2025. L’initiative avait l’objectif ambitieux de faire prendre conscience à la population que le capitalisme est la cause de la crise climatique et de montrer que la lutte contre cette crise ne pouvait passer que par le dépassement du capitalisme. Si les rapports de propriété ne changent pas, la classe dominante continuera à tirer profit de l’exploitation de la classe travailleuse et de l’environnement. Un système fondé sur l’objectif d’une croissance illimitée sur une planète aux ressources limitées est voué à l’échec, pour cette raison et pour de nombreuses autres encore. La JS lance des initiatives pour apporter de grandes réponses à de grandes questions. Sous l’hégémonie bourgeoise, il n’est pas aisé pour un parti de jeunesse socialiste aux ressources humaines et financières limitées d’orienter la discussion sur les sujets importants à l’échelle de la société tout entière. Une initiative doit cependant au moins nous permettre d’occuper de l’espace dans le débat public afin de présenter notre grille d’analyse marxiste à davantage de personnes à partir d’un projet concret.
L’initiative était donc basée sur une idée simple : un impôt de 50 % sur les héritages au-dessus de 50 millions pour financer une politique climatique socialement juste. En bref, remettre en cause les rapports de propriété en réduisant au moins de moitié les grandes fortunes avant leur transmission à la génération suivante. Nous voulions ainsi montrer à la classe travailleuse que ce n’est pas elle qui est responsable de la crise climatique, mais bien le capitalisme et la classe qui en tire ses profits. Nous avons préféré parler d’ultra-riches que de capitalistes pour que notre message puisse mieux être entendu, utilisé des exemples et des comparaisons pour imager davantage nos arguments et les rendre plus accessibles. Dans les sondages électoraux, plus de la moitié des personnes interrogées ont approuvé l’idée que "les ultra-riches sont responsables de la crise climatique et devraient donc aussi payer plus pour lutter contre elle", soit une part inenvisageable avant notre campagne. Les défenseuse·eurs du néolibéralisme ont répété en boucle pendant des décennies que la crise climatique n’existait simplement pas, puis, quand il n’a plus été possible de la nier, qu’il nous fallait chacune et chacun assumer la même part pour la limiter. Pour les capitalistes, il suffirait d’acheter leurs produits greenwashés à prix d’or et de faire plus de vélo pendant que la classe possédante continue d’accumuler ses richesses toujours plus vite qu’auparavant. Nous avons réussi à changer la perception des causes de la crise climatique au sein du public et eu l’occasion de parler de la richesse absurde de la classe possédante pendant une année entière. Sommes-nous parvenu·es à acter un changement fondamental par cette initiative ? En apparence, non, encore qu’il ne serait pas non plus juste de s’y arrêter. Nous avons continué à renforcer des fondations discursives sur lesquelles le travail doit se poursuivre.
Campagne
L’IPA a été portée hâtivement devant la population IfeZ — environ une année plus tôt que le délai habituel pour d’autres initiatives, passant notamment devant huit autres objets qui avaient été déposés avant elle. Le lobby des riches a fait campagne depuis le dépôt de l’initiative en février 2024 — et avec une efficacité d’autant plus importante qu’il disposait des millions de budget. Leur propagande agressive a impacté et exploité le discours de politicien·nes et personnalités publiques jusque dans le camp de la gauche. Toutes et tous se sont plié·es à ce rappel à l’ordre, jusqu’aux syndicats (à l’exception du SSP et des plus petits), alors qu’il aurait sûrement fallu une gauche plus unie pour obtenir un meilleur résultat. La JS a donc décidé de mener sa propre campagne sans fléchir, et cette campagne s’est distinguée par sa créativité et son succès à occuper l’espace public dans un contexte difficile. Les actions menées ont apporté de la visibilité à la campagne dès le début : les pancartes à l’effigie des Suisses les plus riches qui contribuent le plus à la dégradation de l’environnement que nous avons portées devant le Parlement, la pluie de billets à la gare de Berne, une action au terminal des jets privés de l’aéroport de Genève, une autre encore à l’hôtel Dolder Grand... La campagne s’est aussi déployée de manière dynamique en ligne : des publicités vues plus de 6,5 millions de fois sur les réseaux sociaux, des centaines de publications sur Instagram et une nette augmentation de notre nombre de followers. Nous avons ainsi pu toucher un public jeune et engager à travers des formats courts, coopérations avec les sections et mèmes autour de l’initiative. L’identité et l’attractivité de la campagne ont été renforcées par une stratégie visuelle avec des couleurs vives et un ton provocant.
Des militant·es se sont mobilisé·es dans toute la Suisse pour distribuer du matériel, organiser des actions locales et diffuser des contenus sur les réseaux. Plus d’un demi-million de flyers et de cartes à gratter ont été distribuées, des affiches ont été déployées dans toutes les régions et des événements ont été organisés pour faire vivre la campagne partout. Nous avons aussi organisé des tables rondes, des ateliers et bien plus encore, avec une énergie palpable du côté des sections. Les journées d’action nationales nous ont permis de coordonner des occasions simultanées dans différents cantons, renforçant notre visibilité et notre unité autour de l’initiative. Certains formats comme les "casse-croûtes climatiques" ont moins bien fonctionné, mais le bilan reste positif.
Au niveau politique, l’initiative pour l’avenir a eu un impact indéniable. Malgré son rejet par les urnes, elle a contribué à placer la question des inégalités extrêmes et de leur lien avec la crise climatique au centre du débat. La JS ressort ainsi une fois de plus comme une force politique sérieuse en mesure de provoquer des débats nationaux et de faire porter ses contenus de fond. De plus, la campagne a renforcé nos réseaux militants et ouvre la voie à de nouvelles collaborations avec des organisations extraparlementaires. Elle a montré que la JS peut être aussi combative que créative et crédible et qu’elle joue un rôle essentiel dans la structuration d’une gauche opposée aux lobbies de l’économie pour défendre l’avenir. La concentration des richesses est de plus en plus reconnue comme un problème aujourd’hui, mais le chemin à parcourir pour construire une conscience de classe plus solide au sein d’une part conséquente de la population est encore long. La base pour nos combats à venir est en cela posée, et la JS a consolidé sa position comme actrice incontournable de la lutte pour une société plus juste et durable.
Féminisme
Nathalie Ruoss
La lutte féministe a été au cœur du travail du parti en 2025. Nous nous sommes notamment concentré·es sur la question de la réaction antiféministe en Suisse et dans le monde, ainsi que les violences patriarcales qui vont avec. Nous nous sommes engagé·es pour que les féminicides soient reconnus comme un problème structurel et combattus comme tels, pour que les personnes impactées par les violences patriarcales, sexistes et sexuelles reçoivent de l’aide et une protection efficace et pour que l’État assume enfin sa responsabilité dans la prévention, la protection et le travail sur les auteur·es. De plus, nous nous sommes aussi engagé·es fermement contre le sexisme et la queerphobie en politique, dans les médias et dans le discours public, réaffirmant que le féminisme est inséparable de l’antifascisme et de la libération des personnes queer. Notre travail féministe s’est spécialement concentré sur la lutte contre les violences patriarcales et en particulier les féminicides. À l’occasion du 8 mars, nous avons mené une mobilisation avec une action d’affichage à travers neuf villes pour attirer l’attention des gens dans l’espace public sur le problème des féminicides. Nous avons participé à des manifestations dans toute la Suisse et fait entendre nos revendications dans la rue. Ce travail a continué en avril avec notre veillée contre les féminicides. Environ 300 personnes se sont réunies sur la Place fédérale pour commémorer les victimes de féminicides. En parallèle de cet événement, nous avons adressé des revendications concrètes à la Confédération et aux cantons dont les mesures restaient insuffisantes malgré l’escalade de la violence. Nous avons notamment demandé le développement de mesures de prévention et de protection ainsi qu’un renforcement conséquent du travail sur les auteur·es. Notre Assemblée des délégué·es du 17 mais a été l’occasion de couronner ces efforts avec l’adoption d’une résolution sur les féminicides et le travail sur les auteur·es. Par ailleurs, le travail féministe à l‘interne du parti a été un point important de notre travail de l’année. Notre FLINTA Organizing Day a contribué à mettre en contact, encourager et renforcer le travail des personnes FLINTA au sein de la JS. Plusieurs ateliers y ont offert des espaces d’échange, de partage de connaissances et de formation politique avant de terminer la soirée ensemble. La grève féministe a également marqué nos efforts en la matière. Nous nous y sommes opposé·es à la réaction antiféministe et avons rappelé les liens de la lutte féministe avec l’antifascisme. Notre objectif était de visibiliser les liens entre les structures patriarcales et autoritaires. Nous avons participé à des manifestations dans toute la Suisse, contribué au sein de nombreux collectifs de grève et partagé notre message féministe et antifasciste sur les réseaux sociaux et dans les médias. Notre travail féministe a inclus les enjeux des luttes queer. Nous avons profité cette année de la Pride pour souligner l’importance de la mise en contact des personnes queer et de la lutte contre la queerphobie et particulièrement la transphobie montantes. Pour répondre aux attaques queerphobes de la droite, nous avons clairement réaffirmé le besoin d’organisation collective et d’une résistance politique. Sur la fin de l’année, nous avons protesté contre la banalisation de la violence sexuelle dans les médias en créant une pétition pour demander l’annulation de l’émission "Bachelor" par la chaîne 3+. La mise en scène d’un harceleur présumé comme personnage principal d’une émission de divertissement est une insulte à toutes les victimes de violences patriarcales et contribue à renforcer la culture du viol, et nous avons donc souhaité attirer l’attention sur ce problème afin de créer une pression publique. L’engagement contre les violences patriarcales, le sexisme et la queerphobie reste central dans le travail de notre parti. Ce travail continuera encore lors des années à venir à revendiquer des changements politiques, souligner des manquements et se déployer au service de la lutte pour une véritable libération des personnes FLINTA.
Travail médiatique
Mirjam Hostetmann
2025 a été une année agitée, et le climat politique y a régulièrement été échauffé par l’intervention des médias. Il devient de plus en plus difficile pour la gauche de faire entendre sa voix et ses analyses politiques dans les médias grand public, et la JS en a fait l’expérience à l’occasion de sa campagne pour l’initiative pour l’avenir. Le traitement médiatique de l’IPA a été intense, et très largement négative. Le Centre de recherche sur le discours public et la société de l’Université de Zurich en a fait état dans son moniteur des votation de novembre 2025. Les répercussions de la monopolisation du paysage médiatique suisse par trois familles d’ultra-riches se font sentir de plus en plus clairement, et ça ne s’arrête pas là : même la SSR n’a pas réussi à proposer une couverture équilibrée de la campagne. Cependant, malgré toute cette adversité, la JS est parvenue à faire porter son discours et à pointer clairement le capitalisme comme cause de la crise climatique. Ainsi, la majorité des sondés répondait par l’affirmative à l’énoncé "Les ultra-riches sont davantage responsables de la crise climatique et devraient donc contribuer davantage pour lutter contre elle" lors du sondage gfs Bern, et l’influence des milliardaires sur la politique et la société était également considérée comme un motif de préoccupation important dans l’enquête à grande échelle "Schweiz wie geht‘s?". La JS est ainsi parvenue à placer le danger causé par les ultra-riches au centre du débat politique.
Mais l’IPA a aussi fait le tour du monde, et notre communication à l’international a amené de grandes agences de presse comme Reuters et Bloomberg à relayer des informations sur l’initiative dès ses débuts. S’en sont suivies de nombreuses interviews dans divers médias norvégiens, autrichiens, français, néerlandais, britanniques, allemands ou encore japonais, notamment la BBC, le Sunday Times, la Süddeutsche Zeitung, Asahi Shimbun et bien d’autres encore. Nous avons aussi eu l’occasion de nous exprimer sur notre initiative et les idées sur lesquelles elle se fondait dans des médias de gauche internationaux comme Jacobin et d’autres.
En plus de l’IPA, la JS a aussi marqué sa présence par diverses actions, projets et revendications. Nous avons ainsi attiré l’attention sur le génocide perpétré en Palestine et le rôle que la Suisse y jouait. Comme à leur habitude, les médias ont refusé de traiter du génocide de manière adaptée et ont préféré dénoncer des violences lors de manifestations et en tenir la JS responsable sans aucune raison valable à la place. Cette tendance à la déformation des faits et des événements est pour nous une source d’inquiétude importante.
Nous avons également traité des violences sexistes et sexuelles et des féminicides en organisant une veillée, en portant des revendications dédiées le 8 et en lançant une pétition à la fin de l’année ; nous avons critiqué le pouvoir absurde qu’apportent les fortunes excessives en dénonçant les tentatives de corruption des oligarques suisses dans le Bureau ovale et les excès de Sergio Ermotti ; et enfin, nous avons lutté contre la politique d’asile et d’immigration inhumaine de la Suisse et contre la montée de la droite dans le pays.
La Présidence a été présente au fil de l’année dans de nombreuses émissions radio et télévisées en Suisse alémanique, en Romandie, dans certains médias italophones et à la Radiotelevisiun Svizra Rumantscha. Ce travail a notamment été reconnu dans le classement du Blick, qui classe la JS comme premier parti de jeunesse du pays en termes de force et de présence.
Réseaux sociaux
Maurus Müller, Julien Berthod
Sur nos réseaux sociaux, l’année 2025 a été très largement placée sous le signe de l’initiative pour l’avenir. Tout d’abord, la responsabilité de ceux-ci est passée à de nouvelles personnes à l’occasion de l’Assemblée annuelle, où Maurus Müller (comptes en allemand) et Julien Berthod (comptes en français) ont repris cette tâche. Ce travail continue cependant d’être partagé parmi un cercle de personnes plus large, et l’ensemble du Comité directeur créé parfois des publications. Lilli Wiesmann a apporté un grand renfort à notre présence sur les réseaux à l’occasion de l’IPA pour mener une énorme campagne sur Instagram, Facebook, TikTok et Youtube qui nous a permis de totaliser plus de 13 millions de vues et de toucher plus de 1,5 million de comptes. Lilli a géré nos comptes de manière professionnelle pendant la campagne et nous a permis d’étendre considérablement notre portée. La production des vidéos a aussi été professionnalisée, grâce à Silvan Häseli, en nous dotant d’un studio vidéo et de nombreuses nouvelles compétences en montage vidéo. Instagram reste au centre de notre stratégie. Notre compte en français y a grandement amélioré ses statistiques, et celui en allemand est resté sur sa tendance de croissance plus modérée mais stable. Nous avons essayé quelque chose de nouveau pour cette fin d’année en diffusant une publicité pour encourager à rejoindre le parti et nous sommes curieuses·eux de voir ce que cette tentative va donner.
Secrétariat central
Clara Bonk
En 2025, le secrétariat central a continué d’assurer sa fonction de colonne vertébrale organisationnelle et administrative de la JS. Des événements au matériel en passant par d’innombrables plannings, le secrétariat a cette année encore assumé rigoureusement sa fonction de point de référence et de coordination central et du parti. L’année a vu de nombreux changements au secrétariat central. Rosalina Müller, ancienne Secrétaire centrale, et Lucien Schwed, ancien Vice-secrétaire central, ont quitté leur poste à l’Assemblée annuelle avec tous les remerciements du parti pour leur énorme travail au cours des dernières années. Une nouvelle équipe a donc pris le relais, avec Clara Bonk comme nouvelle Secrétaire centrale à 70 % et Adrien Pinho comme nouveau Vice-secrétaire central à 60 %. Suite au passage d’Adrien au VSC, il a fallu repourvoir son ancien poste à l’organisation des événements. C’est donc Araya de Rossi du Tessin qui travaille maintenant au secrétariat à cette fonction depuis mars. Cette nouvelle équipe a organisé avec succès différentes AD, CoSe ou encore le camp d’été et la retraite de la base au fil de l’année. En 2025, le secrétariat central a aussi dû se séparer d‘Angel Yakoub qui s’occupait à 60 % de la gestion des données des membres et contribuait au fundraising. Elias Balmer a donc rejoint l’équipe mi-juin comme responsable fundraising et gestion des données à 60 %. Les deux tâches sont plus que couvertes pour les années à venir grâce à cette transition facile et au nouvel élan qu’elle apporte. Le printemps a aussi été marqué par la phase de début de la campagne de votation pour l’initiative pour l’avenir, à l’occasion de laquelle l’équipe du secrétariat central a été étendue. Robin Eichmann et Silvan Häseli l’ont intégrée pour former la codirection de la campagne, qui s’est chargée de suivre et chapeauter cette phase finale de notre grand projet avec une endurance à toute épreuve et un sens aiguisé de la stratégie. Nouria Zeggani a ensuite commencé à s’occuper du fundraising de la campagne, puis a transmis cette fonction à Silas Muggli après deux mois. Silas Muggli a investi ce poste à 50 % avec une grande créativité et persévérance pour garantir une solide base de financement dans cette campagne de votation, la plus grosse de l’année. Quant à la présence de l’IPA sur les réseaux sociaux, c’est Lilli Wiesmann qui l’a assurée en complétant l’équipe de campagne avec un poste à 50 %. Lilli a renouvelé cette présence en ligne avec un vent de fraîcheur créatif et fait porter la campagne auprès du large public de gen Z. Le pourcentage d’Araya de Rossi a été augmenté à 60 % à partir de juin pour inclure 20 % supplémentaires consacrés à la logistique de la campagne de l’IPA. Araya a consacré ses incroyables capacités de coordination à garantir que tout le matériel nécessaire soit disponible là où et quand on en avait besoin au cours des mois suivants. L’équipe a continué de s’étendre en juin en intégrant Benoît Michellod, d’abord payé à l’heure puis à 20 % en télétravail pour la présence en ligne de la campagne. Benoît a véritablement contribué à constituer la colonne vertébrale numérique de la campagne en travaillant sur des éléments comme le calculateur d’impôts interactif, des adaptations spontanées de l’argumentaire ou la maintenance de la boutique en ligne. Enfin, l’équipe a été complétée en juillet avec deux campaigners, Tabea Gnädinger à 60 % et Vadim Hofer à 50 %. Tabea et Vadim ont aidé au déploiement de la campagne principale et des campagnes dans les sections. Leur travail crucialement motivant, notamment pour la mobilisation en Romandie et dans certaines sections suisses-allemandes inactives, a permis de garantir la bonne coordination de la campagne à tous les niveaux. L’équipe de campagne a abattu en l’espace de quelques mois un travail incroyable pour la campagne la plus intensive de l’histoire de la JS. Nous tenons à remercier du fond du cœur l’équipe de campagne pour son travail acharné, la coordination d’innombrables volontaires et l’organisation de cette campagne de votation. Les deux traducteurs Giulio Bozzini (traduction vers l‘italien, 15 %) et Eliot Fournier (traduction vers le français, 20 %) ont travaillé sans relâche et sculpté les mots au fil de l’année pour permettre que le travail, la communication et tous les documents de la JS Suisse soient disponibles et consultés dans trois des quatre langues nationales. Avec la charge de travail supplémentaire entraînée par la campagne de l’initiative, les pourcentages des deux postes ont été élevés respectivement à 20 % pour l’italien et 30 % pour le français. Ce travail a ainsi pu permettre aux membres de suivre et participer au mouvement depuis les différentes régions linguistiques. Les stagiaires ont aussi massivement contribué au travail du secrétariat central. Elles et ils se sont occupé·es chaque semaine à 60 % de l’inscription des nouvelles·eaux membres, de l’expédition des commandes de la boutique en ligne et des vidéos rétrospectives pour les assemblées. À partir de fin février, le stage au secrétariat central a été mené par Ammar Mašala, puis de mars à septembre par Vera Çelik, et enfin par Tuana Türkyilmaz depuis début septembre. Mario Huber a aussi participé au travail du secrétariat central à un taux de 80 % de décembre 2024 à fin février 2025 dans le cadre de sa formation. Nous tenons à profiter de cette occasion pour faire tous nous remerciements à l’ensemble de l’équipe du secrétariat central de la JS. Elle a permis la réalisation d’innombrables projets tout en gérant les affaires quotidiennes du parti. Son incroyable travail, ses idées et son engagement sont le moteur de notre lutte pour un avenir digne d’être vécu ! Dons supérieurs à 10’000 CHF Beat Kaspar Weber : 26’205 CHF
Assemblées
Adrien Pinho et Clara Bonk
Comme d’habitude, l’année a débuté avec la traditionnelle Assemblée annuelle. Celle-ci s’est tenue les 15 et 16 février 2025 à Bern-Bümpliz. Les quelques 200 camarades réuni·es ont discuté de cinq résolutions sur des thématiques comme l’initiative pour l’avenir, le Soudan ou l’antifascisme. Le comité directeur a été renouvelé après les départs de Rosalina Müller, secrétaire centrale, Lucien Schwed, vice-secrétaire central et des deux vice-présidentes, Mélanie Rufi et Léa Dubochet. Clara Bonk, secrétaire centrale, et Adrien Pinho, vice-secrétaire central, ont été élu·es pour former le nouveau duo au secrétariat de la JS Suisse. De plus, Julien Berthod, Arsena Odermatt et Elena Kapser ont été réélu·es au comité directeur. Nathalie Ruoss et Maurus Müller rentrent également au comité directeur. La présidente sortante, Mirjam Hostetmann a été réélue et elle est désormais accompagnée par Julien Berthod et Nathalie Ruoss à la vice-présidence. Ce grand tournus au sein du comité directeur est synonyme de défis mais aussi de nouvel élan avec une équipe pleine d’énergie et de motivation. Le soir, une fête s’est tenue pour remercier tout·es les militant·es pour leur incroyable travail tout au long de l’année et pour les motiver à s’engager dans la campagne pour l’initiative pour l’avenir. Les délégué·es de la JS Suisse se sont retrouvé·es une première fois à Sierre en mai 2025. Là, un papier de position antivalidiste a été discuté et approuvé par les membres. De plus, pas moins de 13 résolutions ont été discutées ! La progression de l’extrême droite portugaise, le boycott de l’Eurovision ou les féminicides étaient entre autres en discussion. Suite à une décision de l’Assemblée, la JS Suisse a également adapté sa stratégie internationale avec la volonté de se rapprocher d’organisations plus alignées avec nos valeurs. Elena Kasper a été remerciée par les membres suite à sa démission du comité directeur. Sophie Wang et Léonie Schubiger ont-elles été élues pour renforcer le comité directeur. Cette journée s’est suivie d’un apéritif convivial et garni « à la valaisanne ». Début septembre, la JS Suisse avait donné rendez-vous à ses délégué·es à Baden en Argovie. Cette assemblée a marqué le début de la phase chaude de la campagne pour l’initiative pour l’avenir avec notamment la présentation des visuels de campagne. Les délégué·es ont préféré donner une priorité claire et unique à la stratégie de la JS Suisse en 2026, plutôt que d’avancer parallèlement avec un grand projet. Les discussions ont été animées et ont permis à tout le monde de participer démocratiquement à ce débat crucial. Nous avons également accepté plusieurs résolutions sur l’UDC e l’écofascisme, le programme d’économie de la confédération ou encore Trump et l’impérialisme. De plus, un papier de position sur les inégalités de richesse et le fascisme a été adopté. L’organe de lutte contre les violences sexistes et sexuelles s’est doté d’un règlement pour préciser ses buts, ses moyens d’actions et ses ressources. Le comité directeur a répondu une première fois à une interpellation, nouvel outil démocratique. La JS d’Argovie a préparé un apéritif pour conclure la journée. La dernière Assemblée des délégué·es de l’année a eu lieu le 15 novembre à Zoug. À deux semaines des votations sur l’initiative pour l’avenir, la JS a suivi un input sur le thème de la fiscalité et des impôts donné par David Roth, vice-président du PS Suisse et ancien président de la JS Suisse. Une action photo s’est déroulée pour demander aux instances politiques de taxer les riches plus fortement. Les délégué·es ont accepté plusieurs résolutions sur les oligarques russes, l'encéphalomyélite myalgique / syndrome de fatigue chronique (EM/SFC) ou encore sur le plan de paix à Gaza. Les délégué·es ont d’ailleurs accepté de soutenir la nouvelle initiative populaire fédérale pour la reconnaissance de l’État palestinien. De plus, une nouvelle structure interne en ce qui concerne les finances du parti a été validée au travers de deux règlements. La section zougoise a invité les personnes présentes à prolonger la journée autour d’un apéritif festif.
Formation
Clara Bonk
Camp de Pâques Nous nous sommes retrouvé·es le week-end de Pâques pour quatre camps de formation décentralisés qui ont réuni plus de 200 personnes au total. Les participant·es ont ainsi pu profiter de ces trois à quatre jours pour découvrir nos ateliers fondamentaux ("Pourquoi sommes-nous socialistes") et des ateliers thématiques proposés par des camarades. S’y sont ajoutées des tables rondes, des projections de films et de nombreuses autres activités. Camp d’été Notre traditionnel camp d’été de juillet s’est tenu à un nouvel emplacement cette année et a réuni environ 120 participant·es. Comme au camp de Pâques, tout le monde a pu y suivre les ateliers fondamentaux ainsi que d’autres ateliers thématiques proposés par des camarades. Exceptionnellement, les ateliers PSNS ont été donné en version raccourcie cette année pour permettre de consacrer une journée entière à une formation sur l’initiative pour l’avenir. Une après-midi consacrée à l’antiracisme a permis d’approfondir le sujet avec des ateliers sur le racisme dans la santé, l’islamophobie, les centres de détention administrative et le racisme systémique, animés par des miliant·es et organisations partenaires. La soirée antiracisme a ensuite offert au participant·es une occasion de recevoir des recommandations de livres, podcasts et ressources antiracistes pour nourrir leur propre réflexion. FLINTA Organizing Day Le "FLINTA Organizing Day" tenu en avril 2025 était consacré à la formation et la mise en relation des personnes FLINTA en vue de la campagne pour l’initative pour l‘avenir. La matinée a été consacrée à deux ateliers d’étude de la législation en matière de climat et d’imposition des riches, puis l’après-midi à un atelier sur les tables rondes et la prise de parole en public. La journée a ensuite été conclue par un apéro-discussion. Initiative pour l’avenir De nombreuses autres offres de formation ont été déployées en marge de la campagne pour l’initiative pour l’avenir. Une journée du camp d’été a été consacrée à la formation de fond sur le sujet, accompagnée d’ateliers pratiques. La JS Suisse a également mis à disposition ses ressources en matière de formation de fond et de travail pratique pour les nombreuses journées de formation dans les sections. La stratégie de formation au niveau national a culminé par la retraite de la base en août, où divers ateliers portant sur la communication sur les réseaux sociaux, l’organisation et de nombreux autres thèmes ont été donnés dans la matinée pour poser des bases claires puis suivis dans l’après-midi par la mise en place de projets concrets et de nouvelles idées pour la campagne. Pôle Formation Le pôle Formation nouvellement formé a entamé son travail. Cette année, les ressources de formation didactique pour les participant·es des ateliers du camp d’été ont été améliorées et développées, et le pôle s’est également investi dans un travail intensif sur la refonte des ateliers fondamentaux ("Pourquoi sommes-nous socialistes").
Pôle PS
Nathalie Ruoss
En 2025, notre délégation JS — 12 délégué·es aux congrès, deux délégué·es au Conseil de parti et la Présidence de la JS — a été présente aux deux congrès et à toutes les séances de Conseil de parti. Nous avons discuté des résolutions, fixé des positions et attribué nos votes lors de réunions de délégation dédiées, ce qui nous a permis de nous rendre toujours bien préparé·es aux congrès et de parvenir à convaincre souvent. Nous sommes ainsi tout particulièrement parvenu·es à apporter des modifications et corrections de fond importantes aux deux papiers de position de cette année sur la politique d’inclusion et sur les géants du numérique. Nous avons également eu l’occasion de critiquer la politique d’asile désastreuse du Conseiller fédéral Beat Jans au congrès de Brig et de demander que le PS s’engage enfin de manière conséquence pour les droits des personnes requérantes d’asile. Au sein du Conseil de parti, nous nous sommes particulièrement engagé·es dans notre participation aux discussions et aux deux cycles de consultation autour de la réorganisation du Conseil. Nous y avons par ailleurs aussi soutenu des initiatives et référendums, discuté de nombreuses propositions et fixé des positions sur les sujets de votation nationaux. Enfin, nous avons pu faire porter notre point de vue dans des discussions de fond par exemple sur les sessions à venir ou le rôle de la Suisse dans la situation géopolitique actuelle.
International
Julien Berthod
Échanges internationaux
Différentes rencontres ont eu lieu cette année. La première s’est faite lors du Camp de Pâques, où un membre de la direction du Parti de gauche français a pu venir. Lors de ce moment d’échange, nous avons discuté structures de parti et de rupture radicale avec les institutions bourgeoises. Sa présence durant le camp a aussi permis d’organiser une formation sur la sécurité sociale française.
Durant l’été, la Vorsitzende été la secrétaire internationale de la SJÖ ainsi qu’un de leurs membres sont venues au Camp. Au cours des journées, divers échanges ont pu avoir lieu.
Plus tard, en décembre, Léa Dubochet et Julien Berthod sont allé au BIWE de la SJÖ. Il s’agit d’un camp où plus de 300 jeunes se retrouvent du vendredi au lundi pour des formations politiques. Sur place, des échanges avec des internationale·aux de plusieurs partis ont pu se tenir, y compris au travail d’une table ronde. Nous y avons rencontré des camarades tchèques, mais aussi pu échangé avec des camarades du Liechtenstein (Junge Liste). Au-delà de cela, il y avait aussi des représentant·es des JUSOs Deutschland.
Pôle International
Durant l’année, le comité du pôle international a tenu de nombreuses réunions. Il a été question de l’écriture d’une stratégie internationale, dont l’adoption a dû être repoussée en lien avec le processus stratégique. Cela a notamment permis diverses réflexions sur le travail internationale, son fonctionnement et se objectifs. Une réunion du Pôle a été organisée durant l’année mais n’a pas été très concluante, ressemblant plutôt à une réunion du comité du Pôle.
Il faut noter qu’une grande partie de l’énergie du comité du Pôle a aussi été mise dans la recherche d’une nouvelle organisation internationale à laquelle la JS pourrait adhérer. Cela découle de la décision de quitter la YES (Young European Socialists) qui ne représentait ni les positions, ni la stratégie de la JS Suisse. Diverses réunions en ligne ont eu lieu avec des représentant·es de partis politiques membres de deux organisations : AELY (Alliance of European Left Youth) et ELYN (European Left Youth Network).
Le comité du pôle a ensuite défini le budget pour 2026 et commencé à discuter des projets pour l’année prochaine, mais cela n’est pas encore très précis. Le Pôle a été mis légèrement en retrait durant la phase intensive de campagne pour l’initiative pour l’avenir.
Antiracisme
Arsena Odermatt
Le Comité directeur s’est fixé pour objectif en 2025 de placer un accent particulier sur le sujet de l’antiracisme et de lui accorder plus d’espace aussi bien en interne que vers l’extérieur. Le CD a donc légèrement adapté sa structure interne et s’est assuré que les sujets prioritaires comme celui-ci se voient consacrer un temps particulier lors de ses réunions et soient abordés plus clairement dans l’actualité. L’objectif était ce faisant de prêter une attention accrue au sujet du racisme et de l’antiracisme et de pouvoir ainsi réagir à l’actualité de manière adaptée.
Boussole Rouge et Infrarot
Julien Berthod (Boussole rouge), Arsena Odermatt (Infrarot)
En 2025, les deux rédactions sont à nouveau parvenues à produire des numéros imprimés de leur magazine dans chacune des deux langues. Les deux réactions ont également eu l’occasion d’échanger davantage cette année et pour se faire bénéficier mutuellement de leurs expériences, conseils et retours d’expérience.
Boussole Rouge — Magazine en langue française
Durant l’année, la Boussole Rouge a pu se développer et imprimer deux éditions du journal, tout en mettant en ligne son site internet et son compte Instagram. Les articles du premier journal ont été écrits en 2024 mais publiés pour la première fois en 2025. Il s’agit là d’un renouveau, avec une rédaction très motivée à permettre au parti d’avoir un organe de propagande et de vulgarisation. Il y a cependant des tensions entre ces deux volontés, et de nombreux réflexions ont eu lieu pour savoir si le journal doit être un outil de recrutement, de formation politique ou d’information aux membres.
La première édition du journal, bien qu’elle ait pris du temps à se mettre en route, a permis à l’équipe de la rédaction de comprendre le processus pour arriver jusqu’à un journal papier. Les learnings ont permis de produire une édition spéciale "Initiative pour l’avenir" à un nombre d’exemplaires plus élevé pour thématiser la question écologique, ce qui a été particulièrement complexe dans les grands médias car la droite bourgeoise a tout fait pour détourner l’attention sur la fuite des ultra-riches.
À la fin de l’année, la rédaction a réfléchi à comment organiser l’année prochaine : thèmes pour les deux éditions 2026, autres projets, etc. La codirection a d’ailleurs été occupée à trouver de la main-d’œuvre supplémentaire pour les prochaines éditions.
Infrarot — Magazine en langue allemande
L’Infrarot a été repris à l’automne 2024 par une nouvelle Codirection de rédaction composée de Larissa Küng (JUSO Obwald) et Dario Bellwald (JUSO Obwald) et qui s’est donc consacrée en 2025 à s’approprier et adapter les structures de travail du titre et à mettre sur pied une nouvelle rédaction.
L’Infrarot a donc réuni une rédaction composée de membres de toute la Suisse, avec laquelle ont ensuite été élaborés les plans pour l’année. Cette rédaction a dû faire face à plusieurs difficultés qui ont compliqué son travail, tout particulièrement le budget adopté qui ne correspondait pas à ses attentes. Elle est cependant parvenue à mettre sous presse une première édition papier qui est sortie fin septembre sous la forme d’un focus thématique sur la campagne nationale pour l’initiative pour l’avenir avec des articles et des illustrations dédiées. La rédaction n’a pas pu faire expédier directement les numéros imprimés à toutes et tous les membres, mais elle n’a pas souhaité que cela les empêche d’y avoir accès. Elle s’est donc attelée à organiser la distribution d’elle-même, entrant en contact avec les sections qui ont pu commander le numéro pour leurs membres et sympathisant·es directement auprès de la rédaction. Le magazine a aussi pu toucher un public au-delà des sections et de la JS en tournant au sein de certaines sections du PS et collectifs.
La rédaction a par ailleurs pu organiser sa première retraite en été pour planifier l’année à venir et établir ses objectifs et priorités. Début novembre, elle a relancé son compte Instagram et reçu de nombreux soutiens pour faire tourner ses contenus et faire la promotion du premier numéro. Vers la fin de l’année, la rédaction a enfin eu l’occasion de se consacrer à son dernier projet bien connu de l’année, son calendrier. La rédaction a ainsi publié fin 2024 un calendrier annuel avec diverses illustrations autour du thème de la politique, puis décidé de le réactualiser comme il en restait encore quelques exemplaires et d'adapter la page de couverture pour l'année 2026 afin de vendre ainsi le stock existant via la boutique en ligne de la JS.
Réforme structurelle
Arsena Odermatt, Adrien Pinho
La réforme structurelle a continué à nous occuper en 2025 et les pôles et groupes de projet ont fourni un travail important à nos côtés, nous soutenant et aidant à faire avancer divers projets. Nous avons pu conclure la phase accompagnée de la réforme structurelle au niveau national à la fin de l’année 2024 pour passer début 2025 à la phase intermédiaire nouvellement définie. Il était à l’origine prévu de débuter l’évaluation de la réforme structurelle à ce moment ; cependant, les structures mises en place ont eu quelques problèmes et le processus a eu des difficultés à se poursuivre et nous avons donc décidé de repousser l’évaluation d’une année. La réforme structurelle sera donc évaluée sous tous ses aspects en 2026 pour décider des suites à y donner et des structures à mettre en place.
Pôles
Les pôles ont poursuivi leur travail en 2025, contribuant à de nouveaux projets et faisant avancer des tâches à l’intérieur comme à l’extérieur du parti.
Renforcement des sections
Pour différentes raisons, le pôle a spécifiquement consacré 2025 à l’accompagnement des sections et choisi des sections qu’il encadrerait à titre d’aide. Il a ainsi par exemple permis à la section Haut-Valais de se reformer, publier plusieurs communiqués de presse, mobiliser des nouvelles·eaux membres et déjà tenir une première assemblée. La section Argovie a également pu bénéficier d’aide pour répondre à ses questions au fil de la campagne et mettre en place son propre projet à l’échelle du canton. Le pôle a aussi aidé au déploiement de la campagne de l’IPA à Genève et à la tenue de différentes actions. Le pôle a ainsi fourni un travail important pour les sections (sélectionnées) en 2025 et n’a donc pas pu récupérer en plus une partie du travail du CD. Il a malheureusement aussi été confronté à des problèmes importants lors de cette année, notamment un manque de structures, de ressources et d’aide du CD qui n’a souvent pas été en mesure de l’apporter. Il est prévu de renforcer le soutien au pôle Renforcement des sections en 2026 et de s’assurer en particulier que des nouvelles structures qui garantissent son bon fonctionnement soient mises en place.
Formation
Le pôle Formation a travaillé sur les ateliers PSNS ("Pourquoi sommes-nous socialistes ?") au cours de 2025. Ce travail englobant a notamment inclus deux réunions entre le pôle et le Comité directeur ; la première a été consacrée à discuter d’une proposition de restructuration des PSNS en quatre modules, et la seconde à étudier plus en détail la structure qui en résultait. Le pôle approche maintenant de la fin du PSNS I et prévoit une rencontre début 2026 pour en discuter. L’objectif reste de pouvoir proposer cette nouvelle version pour Pâques 2026. Les autres modules du PSNS seront développés dans le courant de l’année à venir.
International
Le pôle a écrit plusieurs résolutions et étendu son réseau au cours de l’année 2025, mais aussi formé un premier jet de stratégie internationale et préparé la sortie de la YES tout en posant les bases d’échange pour une éventuelle future adhésion à l’AELY. Le travail du pôle s’est déroulé de manière relativement fluide, parvenant à réunir suffisamment de personnes pour travailler et échanger avec une bonne répartition des tâches du comité. Les ressources au sein du comité ont été le seul point de complication, limitant parfois le travail du pôle en raison de l’impossibilité à travailler sur tous les projets et idées prévues.
Groupes de projet
Le groupe de projet Antivalidisme est parvenu à proposer et faire adopter par la base son papier de position "Les promesses d’inclusion ne suffisent pas, il faut changer le système : Organisez la résistance antivalidiste !" en mai 2025. Le groupe a ainsi pu proposer à la base une formation conçue à l’avance sur l’antivalidisme et nous avons été heureuses·eux de voir que plusieurs sections en ont profité, même si nous aurions aimé en voir encore plus. Suite à l’adoption du papier de position, le groupe de projet a été chargé de mener sa propre évaluation et s’est finalement mis à disposition sur demande, son projet initial s’étant terminé avec le papier. Le groupe de projet a néanmoins encore pu apporter son soutien avec certains sujets comme les propositions portées dans le papier de position du PS Suisse sur l'antivalidisme ainsi que dans le cadre d'une action et d'autres travaux de plus petite échelle.
Pour le travail du groupe de projet Antiracisme, voir le chapitre Antiracisme du rapport annuel.
Enfin, nous sommes heureuses·eux d’avoir pu constituer un nouveau groupe de projet consacré à la Palestine en 2025 suite à la demande de personnes intéressées de la base via une proposition en assemblée. Le groupe de projet a d’abord du se constituer et se développer et se trouve encore à ses débuts mais pourra bientôt fixer ses premiers objectifs et entamer son travail, que nous avons hâte de pouvoir suivre en 2026.
Campagnes mineures
Clara Bonk
En plus de la campagne pour l’initiative pour l’avenir, nous avons aussi mené de nombreux projets et campagnes de plus petite envergure en 2025. Au début de l’année, les riches et les puissant·es se sont à nouveau retrouvé·es derrières des portes fermées au World Economic Forum (WEF) pour décider de notre avenir et représenter les intérêts de quelques-un·es. Nous avons donc organisé une manifestation le 19 janvier avec le slogan "Smash WEF — Fight for our Future" pour porter nos revendications contre un WEF antidémocratique à travers des discours et des slogans.
La JS Suisse s’est également positionnée sur diverses propositions soumises au vote de la population en 2025 : d’abord avec l’initiative pour la responsabilité environnementale des Jeunes Vert·e·x·s en mars que nous avons soutenue avec une petite campagne pour le Oui et la justice climatique, puis en marge de la campagne pour l’initiative pour l’avenir en nous engageant en septembre contre la suppression de la valeur locative et pour l’e-ID tout en restant critiques du projet, et enfin en nous opposant avec succès à l’initiative service citoyen d’un point de vue féministe.
2025 a été une année importante pour notre engagement féministe : la JS Suisse a ainsi d’abord organisé une veillée contre les féminicides et les violence sexistes et sexuelles. Avec d’autres organisations féministes, nous avons mobilisé environ 300 personnes pour commémorer les victimes des violences patriarcales. Le 8 mars, nous avons mené une action d’affichage sur le même thème au sein de plusieurs sections. En été, l’Euro féminin a eu lieu en Suisse et la JS Suisse a lancé une pétition pour un sport plus inclusif et davantage de soutien financier au sport féminin pour laquelle elle a récolté plus de 700 signatures. Comme chaque année, la JS a participé aux 16 jours contre les violences de genre en tant qu’organisation partenaire. Enfin, nous avons lancé une autre pétition en fin d’année pour nous opposer à la participation d’un harceleur présumé à l’émission "Der Bachelor" et environ 3000 signataires ont soutenu notre demande à CH Media de cesser sa diffusion.
La situation géopolitique et les sujets d’antiracisme et de migration ont également beaucoup occupé la JS, qui a déployé son engagement pour la fin du génocide, de l’apartheid et du colonialisme en Palestine à travers des manifestations, actions, posts sur les réseaux sociaux et résolutions au cours de 2025. En mai, nous avons consacré un focus thématique à l’antiracisme sur nos réseaux, affirmant que "La lutte de classe se doit d’être antiraciste !" jusqu’à l’action de l’Assemblée des délégué·es de mai. Nous nous sommes aussi engagé·es contre le génocide au Soudan à travers nos réseaux sociaux et des résolutions dédiées.
Nous avons porté la lutte politique dans la rue à de nombreuses reprises au fil de l’année. Le 1er mai, nous nous sommes rendu·es visibles à de nombreuses manifestations dans toute la Suisse avec le slogan "Leur fortune explose, redistribuons les richesses !", revendiquant une limitation des fortunes à 200 millions de francs. Le 14 juin a également été une date marquante à laquelle nous avons pu porter notre message féministe et antifasciste. Nous avons ensuite profité du mois de la Pride pour mobiliser largement contre la queerphobie et participer à des blocs dans divers défilés dans toute la Suisse. Pour finir, nous avons pu attirer l’attention sur le Disability Pride Month avec une petite action sur les réseaux sociaux en juillet.